Le député François Jolivet a été reçu le matin au ministère de l’Économie par des conseillers de Bruno Le Maire. Gil Avérous, Nicolas Forissier et le maire de Diors ont été reçus l’après-midi.

Plusieurs élus de l’Indre ont rencontré hier, à Paris, les représentants du ministère de l’Économie pour évoquer l’avenir de l’usine AR Industries de Diors.

Retenu par une réunion au Sénat sur le logement, le député François Jolivet n’a pu se joindre à la délégation indrienne qui devait être reçue, hier après-midi, au ministère de l’Économie. Il a donc été reçu seul, en matinée, par Aloïs Kirchner, conseiller industrie, et par Marc Gilta, délégué interministériel adjoint. « Ils étaient très informés sur le dossier et j’ai trouvé cela plutôt rassurant, relate le député LREM. Ils ont rencontré, en décembre, le patron de AR Industries qui leur avait déjà expliqué la situation. » Pas de promesses miracle, bien sûr, « mais l’assurance que le gouvernement va user de ses leviers en agissant sur les donneurs d’ordres de AR Industries que sont Peugeot et Renault ».

“ Pas la même situation que GM&S ”

François Jolivet a jugé l’entrevue plutôt positive et ne veut pas, pour l’heure, faire de AR Industries le « futur GM&S » de l’Indre : « L’Indre n’est pas la Creuse. AR Industries n’est pas la seule entreprise de notre département ».

L’après-midi, Gil Avérous, maire et président de Châteauroux Métropole ; Nicolas Forissier, député LR, et Claude Durand, maire de Diors, ont été reçus à leur tour par les mêmes interlocuteurs, durant plus d’une heure.

« Le site d’AR Industries dispose d’un savoir-faire et d’un potentiel de production propre à répondre à la demande d’un marché de la roue aluminium qui demeure en croissance constante, ont souligné les membres de la délégation indrienne dans un communiqué commun. Le redressement judiciaire entraînerait une période d’observation permettant de prendre les décisions de réorganisation de la production et de stratégie d’investissement propre à faire repartir le site dans les meilleures conditions. »

Pour Nicolas Forissier, « la difficulté pour les dirigeants d’AR industries est d’avoir une meilleure lisibilité. Après plusieurs crises et plusieurs propriétaires, il faut travailler sur le long terme. Une chose est sûre, AR Industries n’est pas dans la même situation que GM&S ». « Nous avons eu droit à une écoute attentive de la part d’interlocuteurs qui connaissaient parfaitement le dossier », affirme de son côté Gil Avérous.

MM. Kirchner et Gilta sont en contacts réguliers et constants avec les responsables de PSA et Renault. « Ils sont optimistes et persuadés qu’il y a moyen de pérenniser à court terme, la situation d’AR industries. »

AR Industries réunit un comité d’entreprise extraordinaire, ce matin, à l’usine de Diors, pour consultation sur le projet de dépôt d’une déclaration de cessation de paiement.