Retrouvez ma question écrite, adressée à Madame la Ministre des Transports, sur la fracture territoriale en matière de mobilité qui touche notre pays.


Monsieur Jolivet attire l’attention de Madame la Ministre des Transports sur la fracture territoriale en matière de mobilité.

Un actif, qui réside et travaille dans une métropole, utilise le réseau de transport en commun mis à disposition moyennant un abonnement mensuel dont la moitié est prise en charge par son employeur. Cet actif, une fois son reste à charge réduit de moitié, peut se déplacer à prix fixe de manière illimitée dans la métropole. Par ailleurs, il n’a pas la nécessité de s’acheter un véhicule et donc de le rembourser.

Un actif, qui réside et travaille dans les zones les plus rurales, utilise son véhicule personnel pour se déplacer en l’absence de services de transport performant à proximité. Le coût du carburant, dont le cours est en constante augmentation, le coût de l’assurance, du remboursement du véhicule et des éventuelles pannes mobilisent un budget mensuel particulièrement conséquent.

Cette inégalité territoriale participe à la métropolisation de notre pays et à la désertification des zones rurales, dont le dynamisme économique est par conséquent directement impacté. Les habitants des territoires ruraux, comme l’Indre, ont le sentiment d’être ” un peu loin de tout ” et d’être oubliés par les pouvoirs publics. Il convient d’embrasser une vision plus globale sur l’offre d’accès aux infrastructures de transports ou à des dispositifs d’aide à la mobilité.

La mobilité est une source de liberté majeure et une condition essentielle d’accès au logement, à l’emploi, à l’éducation. L’équité territoriale devant être une vertu républicaine, Madame la Ministre, quelles sont les mesures mises en œuvre pour rétablir l’égalité en matière de mobilité ?