Le Président de la République a créé, lors de son allocution télévisée du 10 décembre 2018, les conditions de l’apaisement et ouvert les perspectives d’un nouveau contrat pour la nation. Il a apporté des réponses à cette colère « qui vient de loin », avec 4 mesures d’urgence économiques et sociales. Je soutiens naturellement ces mesures – ce qui en dépit de l’effort inédit en faveur du pouvoir d’achat de nos concitoyens – n’a hélas pas été unanime.

Il a également annoncé qu’un débat d’ampleur nationale serait mené dans les territoires, avec tous les acteurs, concernant des changements de fond. Je me félicite de la volonté du Président de la République de valoriser la voix de nos territoires qui souffrent depuis longtemps d’un sentiment d’abandon. Certaines politiques publiques, certaines méthodes, sont parfois trop déconnectées des réalités que nous pouvons connaître dans l’Indre. Loin des grands discours, ce débat va être l’occasion d’identifier des blocages et de faire émerger des solutions pratiques, pragmatiques, partagées.

Dans ce cadre, il est urgent de nous saisir du débat national proposé par le Président de la République et dont le Premier ministre a précisé les contours. Les maires, piliers de la République qui portent au quotidien la voix de nos territoires, ont mis à disposition de leurs habitants des cahiers de doléances. Ils ont permis de recueillir, dans l’Indre, près de 200 témoignages et revendications.

Dans le prolongement de cet esprit de dialogue apaisé, j’ai souhaité proposer à toutes et tous un cahier de doléances sur mon site internet ainsi que dans ma permanence parlementaire de Châteauroux. Cette initiative pose les bases de la Grande concertation nationale dans l’objectif de redonner la parole aux Français sur l’élaboration des politiques publiques qui les concernent – dont celle du logement et de l’habitat qui m’est plus que jamais très chère.

Aussi, il m’est apparu comme indispensable de mettre à disposition sur www.francois-jolivet.fr/doleances/ les informations concernant la Grande concertation nationale et les mesures d’urgence économiques et sociales publiées au Journal officiel le 26 décembre 2018.

Je souhaite que nous parlions comme nous l’avons toujours fait, sans tabou ni censure. Je souhaite que nous retrouvions notre capacité collective à trouver des solutions à cette colère qui est le résultat de l’échec des politiques du passé.