Grand débat national : comment traduire concrètement la parole aux actes ? Lors des questions au Gouvernement, j’ai interrogé le Ministre Sébastien Lecornu sur les suites données à ce premier temps d’échange. Retrouvez la vidéo et la transcription de ma question.

Monsieur le Président,

Ma question s’adresse au Ministre des collectivités territoriales. 2 millions !2 millions, c’est le nombre de contributions citoyennes postées depuis le 15 janvier dernier sur la plateforme du grand débat national. 

Près de 12 000 réunions tenues en France, qui peut dire que cette initiative n’est pas un succès ?

Les habitants de tous les territoires se sont mobilisés pour faire de ce rendez-vous démocratique inédit une véritable réussite.

Cet élan républicain, on le doit surtout à l’engagement constant des élus locaux et notamment des Maires. Cahiers de doléances en mairie, en permanence parlementaire, réunions publiques, plateforme numérique… Tous les outils, tous les moyens ont été déployés sur nos territoires pour ouvrir cet exercice démocratique au plus grand nombre de français.

Je souhaite saluer en particulier l’initiative « Mairies ouvertes », portée par l’Association des maires ruraux de France et son Président Vanick Berberian dont j’ai été le collègue berrichon durant 24 ans en qualité de maire de Saint Maur dans l’Indre.

Cette réponse territoriale et courageuse à la crise politique qui couve depuis plusieurs décennies nous rappelle une évidence : le climat de confiance doit être ressenti au plus près des territoires.Aujourd’hui, il est nécessaire d’abaisser le centre de gravité de l’action publique pour le rapprocher des habitants. C’est une conviction renforcée par les nombreuses doléances que nous avons collectées et qui disent quelque chose de très simple et de très profond « : le citoyen ne comprend plus qui organise son quotidien et qui en est responsable. Le citoyen ne sait plus à qui parler.  

Le fil rouge de cette majorité restera le principe de réalité territoriale : de la Normandie à la Gironde en passant par l’Occitanie, la Saône-et-Loire, l’Aisne, la Guyane et, bien-sûr l’Indre.

Monsieur le Ministre, nos concitoyens s’interrogent maintenant de manière légitime sur les suites données à ce premier temps d’échange. Comment traduire concrètement la parole aux actes ? Alors que certains soufflent sur les braises de la division, l’immense majorité des français et tous les progressistes présents sur ces bancs choisiront toujours la République Ensemble.