M. François Jolivet interroge M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation. Il souhaite le sensibiliser sur l’inquiétant niveau de sécheresse atteint dans son département, l’Indre.

Aujourd’hui, l’Indre est à sec.

Les cours d’eau sont à leur niveau le plus bas, ceci un mois avant l’arrivée de l’été. Ce phénomène est désormais d’une gravité et d’une durée inédite. Dans l’Indre, seul département actuellement classé rouge en France, il convient de constater une situation qui ne cesse de se dégrader avec un déficit de plus de 35 % de pluviométrie sur l’ensemble du département.

L’entrée en vigueur des mesures en restriction d’eau est effective depuis la fin du mois d’avril 2019 et correspond à une situation de crise sur le bassin versant de deux affluents de l’Indre. Cette sécheresse entraîne des répercussions importantes sur l’écosystème et le tissu économique et agricole local.

Des sinistres sont répertoriés chez les particuliers : affaissements du sol et fissures dans les murs. La situation est inquiétante surtout pour l’ensemble du monde agricole indrien. Les céréaliers, les éleveurs, les viticulteurs en sont les plus grandes victimes.

Cette sécheresse inédite entraîne de graves conséquences en matière de production de fourrage et de céréales. Cette situation conduit l’ensemble de la filière agricole, déjà fortement fragilisée, dans une situation inquiétante avec des pertes annoncées extrêmement conséquentes.

Il lui demande quel dispositif il envisage de mettre en œuvre pour appuyer et accompagner les agriculteurs victimes de ce phénomène climatique qui ne cesse de se multiplier ces dernières années.