Nous avons vécu ce mardi 15 octobre 2019, au-delà des sensibilités et des opinions, un évènement de société majeur.

Le débat qui s’est ouvert il y a quelques mois sur le projet de loi bioéthique, traitant notamment de l’ouverture de la PMA (Procréation médicalement assistée) à toutes les femmes, était attendu depuis des années. Parfois évoqué, souvent balayé. Quelles que soient nos convictions, nous avons toutes et tous pris nos responsabilités pour confronter sans tabou nos visions et, d’une certaine manière, faire avancer notre société par le débat.

Cela est à mettre au crédit du Président de la République qui, depuis le début de son quinquennat, respecte ses engagements de campagne.

C’est en homme libre, mais aussi en homme d’écoute, que j’ai décidé de voter en première lecture contre le projet de loi bioéthique.

Ma boussole, l’unique, a été celle de l’intérêt de l’enfant et la protection de ses droits.

Comme je l’ai déjà exprimé, je n’étais pas favorable à l’ouverture de la PMA aux femmes seules. J’ai la conviction qu’un enfant doit être un projet de vie, partagé entre deux personnes hétérosexuelles ou homosexuelles. Je suis en revanche favorable à l’ouverture de la PMA aux femmes en couple.

Je suis opposé au remboursement de la PMA par la sécurité sociale. J’estime que cette dépense, qui se chiffre en dizaine de millions d’euros, ne vise ni à soigner, ni à réparer. Je ne souhaite pas que cette disposition entraine le déremboursement d’autres catégories de soins et suscite de nouvelles inégalités.

La GPA (Gestation pour autrui) s’est également invitée dans les débats. Je réaffirme mon opposition à sa légalisation, au nom de la dignité du corps de la femme, mais souhaite en reconnaitre l’existence pour ainsi donner un statut aux enfants vivant en France et nés d’une GPA à l’étranger. Dans notre pays, en République, aucun enfant ne doit être « victime collatérale » d’un vide juridique.

Mon vote est celui d’une réserve et d’une vigilance, mais dans la pleine conscience de l’évolution de notre société.