M. François Jolivet appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur les impacts sanitaires et environnementaux de la mesure d’abaissement de la vitesse maximale autorisée sur les routes à double sens sans séparateur central.

Selon certaines études, la réduction de la vitesse maximale permettrait de limiter de 30 % les émissions polluantes. Il convient de préciser que ces études parlent du CO2, qui n’est pas un polluant mais un gaz à effet de serre. Selon certaines études, la réduction de la vitesse maximale n’aurait qu’un impact minime sinon nul. Les boîtes de vitesses automatiques de dernière génération auraient même tendance à rétrograder à 80 km/h et à faire consommer plus, polluer plus, dans certains cas.

Une étude de l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), précise que « le type de conduite des usagers, apaisé ou agressif » est une variable aléatoire qui ne dépend qu’en partie de la baisse de la limitation de la vitesse. L’ADEME rappelle aussi que « de nombreux facteurs extérieurs à la limitation de vitesse influent sur la réalité des émissions et des concentrations atmosphériques ou sur les moyens d’évaluation mis en œuvre, le tout entraînant une grande variation des résultats ».

Ainsi, il lui demande de communiquer une étude précise qui émane directement des services du ministère de la transition écologique et solidaire. Il lui rappelle l’importance de la clarté dans le maquis des études contradictoires et de la transparence sur les impacts sanitaires et environnementaux de cette mesure, dans un contexte de transition énergétique.


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