Cher Jean-Paul Chanteguet, je vous donne raison sur un point, c’est que je n’ai pas réussi à avoir un rendez-vous auprès de la Ministre de la santé, laquelle a comme posture, ce que je condamne, de ne recevoir aucun élu. Elle souhaite que les ARS soient son avant-garde. Je trouve cela inadmissible.

Quant au reste, je prends bien entendu ma part de l’échec mais celui-ci ne peut être que partagé avec d’autres et peut-être avec vous. Si le territoire du Blanc comptait 10 000 habitants en plus, cette situation n’existerait pas. J’imagine que vous comprenez ce que je souhaite vous dire.

Quant à la décision de fermeture, étant auprès de vous avec les manifestants lors de la tenue du conseil de surveillance de l’hôpital de Châteauroux ce matin, je ne pense pas avoir pris part à cette décision vu que je n’y étais pas. Le Maire de Châteauroux, Président du conseil de surveillance a saisi son conseil afin qu’il délibère favorablement sur la fermeture de la maternité du Blanc. Ce qu’il a fait. 10 voix pour, 4 contres.

Je ne comprends pas que les élus d’un même territoire, l’Indre, n’aient pas pu parler d’une seule voix pour le défendre. Cette décision du conseil de surveillance pris par des élus du territoire fragilise ce même territoire. J’ai agi d’abord en ma qualité d’élu de l’Indre. Les désaccords politiques avec la Ministre de la santé sont profonds. Le seul acte fort d’aujourd’hui c’est la décision du conseil de surveillance de l’hôpital Châteauroux – Le Blanc. C’est cette décision qui interdit l’examen du projet présenté par les professionnels de santé du Blanc. Quel gâchis…

Vous me permettrez par ailleurs d’être étonné par le ton de votre courrier que je découvre sur le site de la Nouvelle République. Il ne reflète pas la qualité de nos échanges mais cela doit être ça la politique … Là aussi il faut que j’apprenne …