Transformer les colères en solutions. Le Président de la République, dans sa lettre adressée aux Français ce dimanche 13 janvier, a posé avec force les bases du débat national qui s’ouvre. Il se déroulera jusqu’au 15 mars prochain et doit aboutir sur des mesures concrètes en avril prochain.

Ce débat est pionnier par sa forme, sa dimension, et va permettre la participation de tous les Français en s’invitant dans tous les territoires de notre pays. Ce caractère inédit revêt un objectif clairement affiché : nous devons retrouver cet esprit de dialogue qui fonde notre République et qui est la clé pour bâtir un nouveau contrat pour la Nation.

Si ce débat ne doit pas être une remise en cause du projet sur lequel le Président de la République et sa majorité ont été élus voilà 18 mois, il doit permettre de répondre aux préoccupations qui ont émergé ces dernières semaines. Le Gouvernement a retenu quatre thèmes qui font écho à ces préoccupations : la fiscalité et les dépenses publiques, l’organisation de l’État et des services publics, la transition écologique, la démocratie et la citoyenneté. 

Je souhaite à titre personnel que le débat soit le plus ouvert possible et offre à toutes et tous une tribune sans tabou ni censure. Dans ce cadre, j’ai proposé sur mon site internet et dans ma permanence parlementaire des cahiers de doléances destinés à recueillir toutes les revendications des habitants. 

Je vois aussi en ce grand débat national l’opportunité de valoriser la voix de nos territoiresqui souffrent depuis des décennies d’un sentiment d’abandon et du renoncement des politiques face à la difficulté. Je me réjouis que ce constat soit partagé par le Président de la République, qui a souhaité placer nos Maires au cœur de cet exercice démocratique.Ils sont au quotidien les interlocuteurs privilégiés de l’expression des citoyens et le retour de la confiance en l’action publique ne pourra se faire sans leurs concours. 

C’est donc l’esprit de dialogue et de construction qui doit prendre le pas sur la violence et le désordre, qui eux ne résoudront rien.Ce débat, ces débats, sont une chance pour notre démocratie qui est constamment attaquée et dénigrée, mais qui tient toujours debout ! Je le mesure déjà dans les doléances déposées – tout n’est pas convergent, mais tout est constructif. 

Dans l’Indre, nous devons tous nous saisir de cette concertation et porter ensemble notre volonté d’exister et de peser dans les décisions publiques. Nous devons faire comprendre, notamment à certaines administrations centrales un peu éloignées, que ces territoires qui sont les nôtres méritent encore des gens qui puissent y vivre, s’épanouir, se soigner et y travailler dignement.

Le succès de ce débat dépend de notre capacité collective à nous réunir au-delà des grands discours, au-delà des appartenances politiques, au-delà de ce que nous représentons. J’ai une pensée particulière pour nos jeunes qui vont peut-être faire leur apprentissage citoyen dans le cadre de ces concertations. Ce moment est le leur.

Comment pouvons-nous retrouver un territoire qui va de l’avant, qui innove, qui relève des défis et qui permet à tous de s’épanouir pleinement ? Je ne doute pas un instant que vous avez toutes et tous un avis sur la question !