A titre personnel, je ne suis pas hostile à la proposition de loi du député Guillaume GAROT qui prévoit d’autoriser des étudiants en médecine à exercer dans les déserts médicaux à titre de renfort.

Ces derniers mois, la Ministre de la santé a défendu des avancées importantes pour répondre à cette injustice territoriale flagrante notamment avec la transformation voulue par le Président de la République des études en médecine. Ces évolutions sont bienvenues mais ne seront par définition pas d’application immédiate.

Pourtant, le temps presse. Le climat de défiance des dernières semaines a montré que nos concitoyens attendent une nouvelle donne dans leurs services publics de proximité, au premier rang desquels figure la santé. Ce n’est pas un hasard si le Baromètre de la Confiance politique indique que près de 8 Français sur 10 font confiance aux hôpitaux et aux professionnels de santé. C’est même un motif de fierté collective.

De manière plus “artisanale”, j’ai recueilli depuis plusieurs semaines des doléances de concitoyens sur mon site internet à la faveur du grand débat national. Sans tabou ni censure. Ces contributions traitent par exemple de l’affectation des jeunes médecins en zones rurales de manière peut-être plus contrainte qu’aujourd’hui ou encore la mise en place de bus médicaux itinérants pour soigner des concitoyens résidant dans des territoires enclavés.

Je ne doute pas de la volonté de la Ministre de garantir une égalité d’accès aux services de santé, généralistes et spécialistes, sur tout le territoire national. Je ne doute pas non plus un instant qu’après le temps des indicateurs et du diagnostic viendra ensuite celui des actes.

Mais le temps presse. C’est le dernier jour de janvier et donc le dernier pour présenter mes vœux. Pour la Ministre de la Santé, Agnès Buzyn, je n’en aurai qu’un : celui d’une égale considération de tous les territoires. En résumé, je ne dirai pas le traditionnel « et surtout la santé », mais pour varier « et partout, la santé ! ».