Serge Descout, Président du Département de l’Indre, a dénoncé ce lundi 2 septembre 2019, dans les colonnes de France Bleu Berry, les conditions restrictives avancées par le Conseil national de la sécurité routière (dirigé par Yves Goasdoué, nommé par décret le 28 septembre 2017) pour le retour du 90km/h sur certains de nos axes routiers.

Je partage pleinement l’analyse du Président Descout, qui se heurte aujourd’hui à un dissuasif et technocratique « cahier des charges », décidé en comité restreint pendant l’été.

Le CNSR (Conseil national de la sécurité routière) a en effet émis, le 2 juillet 2019, une liste de recommandations particulièrement inadaptées aux réalités de nos territoires. Le retour du 90km/h est par exemple désapprouvé sur les tronçons de moins de 10 kilomètres, et sur ceux traversés par des engins agricoles. Le CNSR recommande aux collectivités de réaliser des études afin d’évaluer précisément les risques sur les portions concernées. Parfois même, le Conseil souhaite faire engager sur ces routes des travaux « sécurisants ». Autant de démarches administratives et de dépenses supplémentaires pour nos collectivités, déjà éprouvées par le passage aux 80km/h.

Dans le prolongement des propos de Serge Descout, j’ai adressé une question écrite au Premier ministre afin de m’assurer du respect du vote des Députés, qui ont affirmé le 7 juin 2019 -grâce à un amendement du groupe LREM- leur volonté d’un retour au principe de réalité : c’est-à-dire des décisions concertées sur le terrain, par et pour les acteurs du terrain. En outre, je souhaite avoir la confirmation que ces recommandations du CNSR resteront bien au stade de l’utopie. J’ai également demandé au Premier ministre de me communiquer les chiffres précis et par territoires des accidents impliquant les engins agricoles, qui ont motivé le CNSR à prescrire cette recommandation les concernant.

Je souhaite renouveler ma confiance envers nos élus locaux, qui assument quotidiennement de lourdes responsabilités avec dévouement.

Conformément au cap fixé par le Président de la République, je réitère mon engagement à abaisser le centre de gravité de l’action publique. C’est-à-dire laisser le soin aux territoires de décider de mesures qui les concernent.