M. François Jolivet appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les dispositifs d’évaluation mis en place destinés à évaluer les différents impacts de la mesure d’abaissement de la vitesse maximale autorisée sur les routes à double sens sans séparateur central.

Si la volonté du Gouvernement de réduire le nombre de tués sur les routes (en nette augmentation depuis 2013) est parfaitement légitime, nombre de Français s’interrogent d’une part, sur les bénéfices de cette mesure et d’autre part sur les raisons du durcissement des sanctions.

En effet, les remontées du terrain font état d’un barème de sanctions considérablement rehaussé depuis le 1er juillet 2018 et d’une disproportion dans le délai de récupération de points sur le permis.

En avril 2018, le Gouvernement avait annoncé que l’impact de l’abaissement de la vitesse sur les mobilités quotidiennes et sur l’accidentalité ferait l’objet d’un suivi très précis à compter de la date d’entrée en vigueur.

Aussi, le Gouvernement a rappelé que cette mesure était une expérimentation à grande échelle sur deux ans. Si cette mesure a des vertus positives, il faut les connaître.

Si cette mesure a des vertus négatives, il faut aussi les connaître et les corriger.

Ainsi, il lui demande des précisions sur les dispositifs d’évaluation destinés à mesurer les impacts de la mesure.

Il lui demande d’apporter des éléments de réponse pour justifier la corrélation entre la volonté de préserver plus de vies humaines et le durcissement des sanctions.

Enfin, il lui demande si le Gouvernement envisage la fin de l’expérimentation à grande échelle si la mesure s’avère inefficace.